KAHSHA ▬ Fear none, respect all

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Kahsha
Enchaîné
Sam 9 Déc - 0:33
Kahsha

   
Nom : Kahsha
   Sexe : Femelle
   Date de naissance : 01/02/2053
   Stérilisation : Non
   Groupe : Enchaîné.
Jauges : 5pts en vitesse
   Compétence : 1pt chasseur.

   PHYSIQUE ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
   Race : Père husky x groenlandais, Mère altdeutsche schäferhund
   Couleur du pelage : Noir
   Couleur des yeux : Ambrés
   Particularités : Si Kasha ressemble de loin à un loup, on remarque très vite son appartenance aux canidés domestiques avec la tache blanche qui orne son poitrail et celle sur son menton. Elle est également plus fine et beaucoup plus musclée, héritage de son passé de chien de traineau.

   
caractère

Kahsha est l'exemple parfait d'un chien né pour être chef, sans démonter une once d'agressivité. Née d'une mère issue d'une sélection visant à créer des chiens dominants et obéissants, elle semble avoir cette fibre de façon innée, et prend très naturellement l'ascendant sur les autres. Ayant grandi dans une meute, elle vit très mal la solitude, et cherche toujours à se rapprocher d'autrui pour à terme, former un groupe uni et solide. Toute la politique chiens VS loups, sauvages VS domestiques n'a absolument aucune importance pour elle ; dans sa tête, les chiens doivent être sous les ordres d'un homme, avoir une mission définie et s'organiser en meute.
L'agressivité de certains la rend perplexe, et pour elle démontre un signe d'instabilité et d'insécurité : en effet, lorsqu'un chiot est trop turbulent ou agresse les ordres, on le met à l'écart et il n'a le droit de revenir que lorsqu'il s'est calmé et montre des signes de soumission. C'est donc ainsi qu'elle traite ceux qui ne savent que montrer les crocs et insulter plus ou moins brillamment.
Le contraire est aussi vrai, les chiens trop joyeux, sautillants, qui agissent, parlent et pensent comme des chiots doivent apprendre à prendre leur rôle dans la société et elle les repoussera fermement, ne leur permettant de la côtoyer qu'une fois posés dans leur corps et leur tête.

Si la noire est moulée pour être alpha, elle reste pourtant singulièrement respectueuse, et ne cherche jamais la confrontation, car un chien blessé est un chien inutile. Son but est de protéger les siens, ainsi les affrontements ridicules se limiteront aux joutes verbales, si l'individu est digne à ses yeux.
Globalement, on peut être vu de trois différentes façons par la chienne : un membre de sa meute, qu'elle aidera et respectera, un inconnu sensé, avec lequel elle pourra communiquer et forger une relation, ou un adulte-chiot, trop sot, agressif ou ne correspondant pas à sa vision normée, qu'elle repoussera tant qu'il n'aura pas prouvé qu'il est capable de faire preuve d'intellect.

Il est très difficile de pousser la noire hors de ses gonds, et créer de la colère chez elle. Voyant un chien agressif comme un chiot n'ayant pas grandi, il n'y a que les loups qu'elle méprise, car ils veulent en majorité la mort des humains. Ils devront se battre deux fois plus fort pour gagner l'estime de la femelle, et n'auront aucune marge de manœuvre en cas d'erreur.

   
histoire

Résumé : Kahsha naît et grandit dans le Canada, dans un élevage de chiens de traîneau. A ses trois ans, elle est chienne de tête et plus ou moins alpha des seize chiens qui composent sa meute, vivant en semi-liberté dans un très grand territoire grillagé. Elle grandit auréolée par l'amour de son maître, un homme épris de liberté et de nature, qui gagne sa vie en vendant des chiens formés. (Attention spoilers, lisez l'histoire entière plutôt bande de feignasses) Quelques années plus tard, il envoie sa fille vendre Kahsha, mais les bombes tombent alors que les deux sont séparés. Kahsha la recherche pendant des mois, persuadée qu'il s'agit d'une épreuve et qu'elle retrouvera son maître et sa meute après. Elle ne la retrouve pas et finit par prendre connaissance des meutes de loups (qu'elle craint et méprise à la fois) et des miraculés qu'elle ne comprend pas. Les hommes arrivent dans le coin vers 2061 et elle n'hésite pas avant de se ranger parmi eux, bien que restant infiniment malheureuse, car son maître et l'absence d'une meute lui pèsent.
Avec ce résumé je me demande pourquoi j'ai écrit le pavé qui va suivre car personne va le lire #tristesse.





I. Généalogie

   J’étais une chienne de traîneau. Banale comme diraient certains. Extraordinaire, comme affirmaient d’autres. Fille d’un mariage arrangé, j’avais plutôt bien vécu ma naissance dans le froid mordant du Canada. Mon maître avait choisi mon père pour sa rapidité, son pedigree exemplaire et ses très nombreuses victoires. Quand à ma mère, elle fut choisie pour sa docilité envers l’homme, sa confiance inébranlable en lui et son caractère dominant. C’était une chienne faite, et crée pour dominer. Une grande dame importée d'Allemagne, gracieuse comme une ballerine et puissante comme un roc, qui au contact de son nouveau maître, avait été mise au traîneau pour le loisir, d'abord en chienne de barre puis en leader de l'équipe. Elle avait le don de demander à ses compagnons le meilleur d’eux mêmes. Et ils lui donnaient. Sans limites. Et elle semblait tisser un voile le tendresse autour d’elle, et tout ce qu’elle effleurait de son corps fuselé semblait refleurir à nouveau. C’était une silhouette fascinante et qu’on ne pouvait qu’aimer passionnément. Ainsi, je naquis un soir de printemps. Aînée d’une portée de trois jeunes chiots. Femelle parmi deux mâles au poil d'un noir charbonneux. Comme l’était ma mère, comme je fus bien plus tard. Une petite créature crée pour avaler les miles sans difficulté, tout en gardant une obéissance exemplaire envers mon maître.
          Ce dernier était un homme bon. Juste. Il aimait ses chiens, et ces derniers semblaient lui vouer un culte en retour. Peu démonstratif, ses récompenses étaient rares, si rares qu’elles devenaient un privilège divin. Chacun se démenait pour avoir un sourire de cet homme qui paraissait rude, et son regard posé sur sa petite meute exprimait à qui voulait le voir et le comprendre, qu’il avait su se créer un paradis sur la terre. Un paradis ou la neige faisait office d’herbe, et ou les aboiements des bêtes remplaçaient le chant délicat des muses poétiques. C’était un musher, un vrai. Un homme au cœur pur et dont le seul but dans la vie était d'élever des chiens et de les monter pour la course. Même au temps des bolides ultra rapides, les sports cynophiles continuaient d'exister, et de lier les passionnés du chien. Grand amoureux de la nature qu'il voyait réduire de plus en plus avec la construction de bâtiments de plus en plus hauts, il partait avec sa meute pendant des jours et des jours, cherchant la quiétude des parcs nationaux pas encore détruits par la société moderne.
          L’homme semblait boire le vent à pleine gueule, et à l’instar de ses chiens, le panorama qui s’offrait à lui, différent chaque fois, était la plus belle preuve d’amour qu’on eut put lui confier. Son cœur ne battait plus que pour cette envie désespérée de se sentir libre, gonflé d’un amour pur envers la nature. Comme un vieux loup, il avait un besoin impérieux de filer parmi les étendues neigeuses, voir défiler les sapins ciselés de blancs sous ses yeux d’un bleu glacial.
          Un amoureux de la nature qui n’en existe plus guère désormais. 





II. Insouciante

          Ce fut donc avec lui que je grandis. Entourée d’une meute de quinze à seize chiens, comportant principalement des huskys et quelques groenlandais, je dus apprendre les règles qui banalisent toute vie canine pour qu’elle se passe parfaitement bien. Comme tous les chiens, mes débuts furent rudes. Rendue hypersensible, ma jeune mère ne supportait pas qu’on nous approche, et j’endurais parfois de sévères morsures pour avoir osé avancer d’un pas de trop. Je me consolais alors avec ma joyeuse fratrie, combattant vaillamment avec mes frères. Inconsciemment, je simulais un combat en temps réél, mordait à pleines dents leurs peaux satinés et déchirant la fourrure dense qui recouvrait leurs corps. Sans pour autant que mes minuscules crocs ne leur cause quelque dommages que ce soit. C’était un apprentissage sans que l’un de nous le sache pour autant. A trois mois, nous avions établi certaines règles, que chaque chiot de la terre respectait malgré lui. Le vainqueur d’un combat était le premier nourri, le premier blotti près de notre mère, le premier à recevoir caresses et attentions. Le perdant serait le dernier nourri, logé … aimé. Et personne ne s’en plaignait.
          En général, et du fait d’être l’aînée, je fus souvent la première lors de ces combats. Et je pris plaisir à jouer à la gagnante. Perdre en revanche, fut nettement plus difficile à accepter, mais je dus m’y résigner, comme chacun. Peu a peu, les chiens de la meute eurent la permission de venir nous voir. Intimidés dans un premier temps, mes frères et moi avions fui leur contact. Puis l’avons recherché. Pour enfin grandir, jour après jour, et atteindre une taille respectable. Évidement, j’étais loin d’avoir fini ma croissance, mais j’avais perdu ma fourrure, mon duvet de bébé, et je suivais avec fierté la pousse de ma première fourrure d’hiver. D'abord cendrée, puis fonçant de plus en plus, à l'instar de la toison d'ébène de ma génitrice.





III. Apprentissage

       La présence des humains s’ajouta a ma vie. Celle de l’Homme, principalement. Il y avait les bipèdes. Et lui. Lui qui aimantait le regard de ma mère, qui la rendait sourde a nos appels si il l’appelait. Elle qui s’agitait en tous sens sur ses ordres, qui lui tendait la patte ou sautait sans aucune raison. Simplement parce qu’il lui demandait. Un seul mot aurait pu définir leur relation fusionnelle, et je vous dirais sans hésiter qu’il s’agissait d’amour. A cet age la, j’ignorais que ma mère n’était pas la seule. Que chaque chien qu’il avait, l’aimait aussi follement qu’elle. Et que bientôt, moi et mes frères seraient aussi enchaînés à cette dévotion de lui plaire, simplement pour qu’il nous aime en retour. Une envie folle, inconditionnelle de lui plaire. J’ignorais alors, comme le comportement singulier de ma mère pouvait être pardonné.
          J’appris donc, à son contact, à supporter, puis aimer sa très jeune fille. Ses petites mains sur ma fourrure me faisait frissonner de peur et de dégoût, puis j’appris, peu a peu, à aimer ses caresses. J’y pris goût, et me surpris a les réclamer, queue remuante, yeux suppliants, babines tombantes. Honte à moi ! L’attraction était si forte.. Il me fallut porter un collier, également. Si dérangeant que j’en déchiquetais deux et en perdis trois autres. A la grande colère de mon maître, qui transforma sa frustration en rire. J’étais maligne, disait - il. Mais il était encore plus malin.
          Et il passa directement au harnais. Sans préavis. Et cette chose insupportable était impossible à mordre, arracher ou ôter, même avec l’aide de mes frères … Qui eux avaient supporté leur collier, et n‘enduraient pas encore l’amas de sangles qu’on me faisait subir. Je crus ne mourir de honte.
          Et la encore, j’appris a supporter. Pour l’oublier totalement.
          Jusqu’au jour ou, adulte, on m’initia au traîneau.





   IV. Sensations

          Ce jour la fut le premier de ma nouvelle vie, et je m’en souviens encore avec assiduité. Il était venu me chercher à l’aube. Impatiente, j’avais bondi vers lui, et l’avais salué comme de coutume, ravie de le voir si tôt. Il m'avait sorti et là, gisait devant lui le traîneau. Lesté de toute charge inutile, ce n’était qu’un tas de planches sveltes muni de quelques sangles. Mais je sentais autour de lui comme une puissante aura. L’odeur de mes parents et de la meute s’était encrée dans le bois, et il me semblait entendre leurs aboiements, alors que leurs pattes martelaient la poudreuse en une cadence folle. Mon cœur semblait s’emballer, mon souffle se muait en un tempo heurté. Le maître m’avait rassuré, comprenant étrangement ce que je ressentais. Je l’avais regardé, muette de surprise, vibrant d’une joie et d’un espoir si violent que j’en tremblais presque. Il m’avait parlé, longuement, alors qu’il s’affairait. je l’avais vu sortir le traîneau, le sangler avec soin, puis m’y mener, avant de m’atteler. Seule face a la piste, je m’étais détournée, ma jubilation se muant en incertitude. Etait-ce le moment ? Confiant, il m’avait caressé, puis il s’était détourné, montant sur le traîneau. Haletante avant même d’avoir fait un pas, n’imaginant pas une seule seconde qu’il m’entraînerait par paliers comme tous le faisaient, j’avais dressé les oreilles. Et avait retenti le signal du départ.
          D’un bond, je me précipitais dans une galopade folle. Les sangles me sciaient le dos et les flancs, et derrière moi, le poids écrasant de ma charge de bois et de chair m’handicapait lourdement. Et pourtant …
          Un courant étrange et électrique semblait s’être emparé de moi, et dans ma tête se déroulait une scène vue tant de fois qu’elle était comme un film appris par cœur. Je voyais ma mère prendre le départ, attelée a la tête du traîneau, menant la cadence, suivie par une horde aboyante de chiens gris et noirs. Foudroyante, elle démarrait en trombe, et la meute mettait alors un point d’honneur a bondir au même moment qu’elle, pour ne pas freiner son élan et donner de violents a-coups sur son harnais et celui qu tirait notre maître.
          En ce moment magique, j’étais a la fois ma mère et la meute. Mon cœur s’envolait,. Je suffoquais de bonheur tant la joie était puissante de me savoir capable de tirer un traîneau. Et derrière moi, les encouragements du maître étaient la plus belle de toutes les récompenses.





    V. Routine …

          Des lors, chaque matin, le rituel recommençait. Incluant deux fois par semaine, un travail de groupe comprenant mes frères. Parfois chienne de tête, de barre ou de meute, j’appris avec eux les différentes et nombreuses taches d’un chien le traîneau, mais plus encore la synchronisation parfaite qui doit unir les chiens de l’attelage. Inexpérimentés, nous avions causé énormément de catastrophes, et le traîneau versa de nombreuses fois. Pourtant, la méthode étrange de l’homme qui nous guidait portait ses fruits. Au lieu d’imiter stupidement un chien expérimenté, nous apprenions de nos erreurs. Le maître nous laissait faire, et il fallait réfléchir, seul ou ensemble. Les sangles s’étaient emmêlés. Pourquoi ? Comment ? Il fallait trouver la source du problème, puis sa solution. Et chaque erreur causée ne fut jamais répétée. Une fois, j’avais pilé net, en tant que chienne de tête, pour avoir remarqué un lapin qui filait droit sur moi. La collision fut si violente qu’elle manqua de me rompre le dos. Depuis, je prenais un soin maladif à prévenir quand je ralentissais. Des erreurs que certains qualifieraient de graves. Beaucoup injuriaient mon maître, lui promettant qu’il tuerait ses chiens à les entraîner ainsi. Et pourtant, sa meute était l’une des plus rapides et coordonnées du pays, et s'exportaient dans toute l'Europe. Notre maître mettait un point d’honneur à élever et entraîner ses chiens lui-même, et le résultat était époustouflant pour n’importe quel musher confirmé. Quand aux amis des bêtes, ils ne pouvaient nier que chaque animal vénérait son maître au point de donner sa vie pour lui.





    VI. Départ

Naïve, je pensais que ma vie serait à présent celle-ci, et ce, jusqu'à mon trépas. Courir avec ma mère, puis à sa retraite des courses, prendre sa place dans la meute et porter à mon tour, poursuivant cette fantastique lignée de chiens puissants mais agiles que mon maître développait depuis plus de trente ans. Mon futur était pourtant tracé depuis bien longtemps : à l'aube de mes sept ans, en mai 2060, mon maître me fit rentrer dans une cage, pour la première fois de ma vie, je quittais le domaine non en courant, mais dans une voiture. Après trois heures de route, ma caisse fut descendue sur le chariot d'un aéroport, et sans le savoir, je vis pour la dernière fois mon maître à travers les barreaux de mon kennel. Il embrassa sa fille, la regardant avec autant d'amour que ma mère envers moi, et nous laissa là, seules toutes les deux. Mais si j'étais perdue, elle en revanche, ne l'était pas, et empoigna le chariot pour me conduire dans les soutes de l'avion, et me quitta à son tour après une caresse et un morceau de viande au goût bizarre.
Je m’éveillais huit heures plus tard dans le chaos le plus total.

Le médicament, destiné à me faire dormir pendant le vol, avait été assez puissant pour m'épargner la chute des bombes ; en attendant que ma nouvelle maîtresse signe les papiers pour me récupérer, j'avais été placée dans un hangar un peu à l'écart. Mes yeux piquaient affreusement, ma tête était lourde, mais je réussis à me lever, remarquant que ma cage était ouverte, à l'instar de toutes celles qui m'entouraient. A l'entrée, un humain avec des clés en main était à terre, respirant difficilement, et je sentais dans l'air l'odeur des chiens qui étaient sortis avant moi.
Nulle trace de la fille de mon maître.
Et soudain, dans mon cerveau de chien, se développa une idée. Une idée terrifiante, corrosive. Mon maître savait que sa fille allait avoir besoin de moi. Il savait que quelque chose allait arriver, et que ma puissante et mon esprit d'initiative allaient l'aider. Et nous étions séparées ! J'avais failli à ma tâche !

Paniquée, je déguerpis à la recherche d'une piste, bravant les gravats et le gaz pour retrouver ma protégée, ignorant alors qu'elle était partie pour me vendre et s'assurer que l'acheteur serait un propriétaire idéal. La peur au ventre, terrifiée à l'idée de décevoir celui qui m'avait élevé, de ne pas être à la hauteur de ma génitrice, je cherchais pendant un très long moment parmi les cadavres empilés, ne comprenant pas la situation car n'ayant vécu qu'au contact des chiens et de la nature.
Finalement, je quittais l'aéroport pour chercher aux alentours, et petit à petit, quittais la ville, songeant que l'humaine était sans doute dans la nature, animée par la même passion que son paternel.





    VII. Errance

Pendant des mois, j'errais dans la région, ne saisissant aucune piste, ne croisant aucune âme qui vive. La ville avoisinante n'était pas très grande mais assez pour que les poubelles m'offrent des repas satisfaisants, et j'entrais sans remords dans les maisons pour vider les placards. La chasse n'était pas un problème, car en expédition, mon maître et sa meute chassaient de concert, le premier tuant parfois une grosse proie d'un coup de fusil, la seconde lui rabattant quelques lapins lorsque le repas tardait à venir.
Finalement, après des mois de recherche, je quittais le territoire, allant où mes pas me guidaient. En six mois, je ne croisais qu'un seul chien qui prit la fuite en me voyant, et quelques loups que j'évitais, comme ma mère me l'avait appris. Ces bêtes ne nous voulaient aucun mal, mais lorsqu'elles avaient faim, regardaient mon maître comme leur futur dîner. La meute faisait alors barrière, dormant autour de sa tente et grondant lorsqu'un téméraire s'aventurait un peu trop. Les altercations n'avaient jamais été plus loin, mais je gardais un grand mépris pour ces créatures qui osaient convoiter la créature sainte qu'était l'humain.

Ce fut au printemps 2061 que je posais la patte sur les terres disputées par les loups et les chiens, fort étonnée par les caractères atypiques qui se manifestaient. Des chiens surexcités et simplets, qui n'auraient pas tenu deux jours sans que la meute ne lui apprenne à se comporter convenablement, des bêtes agressives et égoïstes, qui fonctionnaient en renégats et semblant lutter contre les lois de l'évolution. Des bêtes maigres au poil ras inutiles, des loups un peu trop amicaux et une politique qui me laissa pantoise, bien loin de la vie simple et belle que j'avais mené jusqu'à présent.
Je restais en marge de tout ça, déchirée par l'envie de vivre en meute, qui me manquait cruellement, mais réticente à cause de ces coutumes et caractères étranges qui ne me correspondaient pas.

Lorsque des humains vinrent s'implanter, je n'hésitais pas une seconde pour les rejoindre, cherchant encore et toujours ma maîtresse, certaine qu'une fois retrouvée, elle me féliciterait de mon assiduité et me ramènerait auprès de mon maître adoré. Ne la trouvant pas, j'adoptais un homme à l'attitude proche de mon humain, au style très militaire, très peu tactile et démonstratif mais doux et attentionné.
J'étais certes, choyée : de la nourriture, un humain, des caresses. Mais pas de meute, pas de Maître. On m'avait arraché la moitié de mon cœur, et je souffrais en silence.

 
   
derrière l'écran

   ► C'est quoi ton puff/pseudo Ness
   ► T'as quel âge Assez vieille pour en avoir un peu honte grmblbl
   ► Tu es arrivé ici comment En tapis volant
   ► Parrain/marraine : Jamais le premier soir


Fiche personnage :
Âge : 8 ans
Sexe : femelle
Santé :
Maladie : RAS
Blessure : RAS
Particularité : stérile


Statistiques :
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Défense : 5 (+4)
Vitesse : 5 (+2)
Bonus :
Chasse : +7
Combat : Encaisse 8 pts
Résistance au froid : +2
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Rêve de Sommeil
Sam 9 Déc - 10:32
Bienvenue! ^^

Le pavé a été lu =P
J'ai hâte de faire des RP avec cette merveille, et je suis d'autant plus ravie d'accueillir une nouvelle Enchaînée dans l'équipe! =)


Fiche personnage :
Âge : 4 ans
Sexe : Mâle
Santé :
Maladie : RAS
Blessure : RAS
Particularité : RAS


Statistiques :
Attaque : 25 (+1)
Défense : 10 (+1)
Vitesse : 60 (+1)
Bonus :
Santé : 1
Résistance au froid : +2
Proie : Petit Rongeur x2
Chasse : +1

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Aberration du Pharaon



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Kiba
Aberration du Pharaon
Sam 9 Déc - 11:06
Re-welcome ! Je change ton pseudo de ce pas =)


Fiche personnage :
Âge : 2 ans
Sexe : Mâle
Santé :
Maladie : RAS
Blessure : RAS
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Statistiques :
Attaque : 50 (+1)
Défense : 20 (+2)
Vitesse : 15
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Kahsha
Enchaîné
Sam 9 Déc - 11:13
Merci ! ♥️
Contente que le pavé ait été lu :p


Fiche personnage :
Âge : 8 ans
Sexe : femelle
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Maladie : RAS
Blessure : RAS
Particularité : stérile


Statistiques :
Attaque : 5 (+3)
Défense : 5 (+4)
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Chasse : +7
Combat : Encaisse 8 pts
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Hunt
Insoumis
Sam 9 Déc - 11:17
Hey bienvenue ! Super ton histoire 8D


Fiche personnage :
Âge : 3 ans et 9 mois (Maj Janvier)
Sexe : Mâle
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Particularité : RAS


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Défense : 15
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Santé : 1
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Les Anciens
Compte pnj
Sam 9 Déc - 12:27
Félicitations ! Te voici désormais validé ! Tu trouveras à la fin de ce message une liste de liens utiles et importants. Nous te souhaitons un bon jeu parmi nous. ♥️
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